Ne soit jamais résigné

Un commerçant était en train de clouer une affiche annonçant des
<< chiots à vendre >>
au-dessus de sa porte.

Des affiches comme celle-là ont le don d’attirer les enfants
et comme par hasard,
un petit garçon apparut bientôt sous l’affiche du commerçant.

<< Combien vendez-vous ces chiots ? >> demanda-t-il.

Le commerçant répondit : << Entre 150$ et 170$ >>.

Le petit garçon fouilla dans ses poches et en tira de la petite monnaie.
<< Je n’ai que 10$, dit-il.
Est-ce que je peux les regarder s’il vous plaît ? >>

Le commerçant sourit et siffla.

Du chenil ils virent sortir Lady,
qui accourut vers eux en passant par le couloir du magasin,
suivie de cinq petites boules de poils.

Un des chiots traînait derrière à une bonne distance.

Aussitôt qu’il le vit,
le petit garçon montra du doigt le chiot
qui boitait derrière les autres :
<< Qu’est ce qu’il a celui-là ? >>

Le commerçant lui expliqua que le vétérinaire avait examiné le chiot
et avait découvert une malformation de la hanche.
Il boiterait toujours.
Il serait toujours infirme.
Le petit garçon devint tout excité.
<< C’est ce petit chien-là que je veux acheter ! >>

<< Non, dit le commerçant, tu ne veux pas acheter ce chien.
Mais si tu le veux vraiment, alors je vais te le donner. >>

Le petit garçon se fâcha.
Il regarda le commerçant droit dans les yeux et dit :
<< Je ne veux pas que vous me le donniez.
Ce petit chien vaut aussi cher que les autres
et je le paierai plein prix.

En fait, je vais vous donner 10$ par mois,
c’est ce que je reçois en argent de poche chaque mois.
Je vous paierai ce qu’il vaut. >>

Le commerçant répliqua :
<< Tu ne veux pas vraiment acheter ce petit chien.
Il ne sera jamais capable de courir
et de sauter et de jouer avec toi comme les autres chiots. >>

Sur ce, le petit garçon se pencha,
retroussa la jambe de son pantalon
et découvrit une jambe gauche affreusement tordue,
soutenue par un appareil orthopédique.

Il regarda le commerçant et dit doucement :
<< Eh bien, je ne cours pas très bien moi-même,
et le petit chien aura besoin de quelqu’un qui puisse le comprendre ! >>

Histoire écrite par Dan Clark.

Citation du Jour
“L’espoir, au contraire de ce que l’on croit,
équivaut à la résignation.
Et vivre, c’est ne pas se résigner.”
Albert Camus

Créez votre avenir

Le passé vous échappe
et vous ne tenez pas encore l’avenir.

Seul le présent vous appartient,
il est entre vos mains comme une matière première à modeler.

Vous avez là une minute, une heure, une journée…

Cette minute, cette heure, cette journée vous appartiennent
et efforcez-vous de les vivre dans la clarté.

Lorsque vous aurez dégagé l’espace entre vous
et le monde divin,
vous pourrez dire que l’avenir aussi vous appartient.

Votre avenir, c’est la joie, la lumière.

Et ne vous laissez pas influencer
par ceux qui ne prédisent que des difficultés,
des malheurs,
parce qu’ils ne savent pas ce qu’est véritablement l’avenir ni comment le créer.

Les malheurs, c’est le passé, et non l’avenir.

Pour se présenter, l’avenir,
c’est-à-dire votre véritable avenir,
attend que le passé soit effacé.

Mais cela ne signifie pas que l’avenir
n’est pas en marche.

En réalité, il est vivant,
il est déjà là :
vous êtes en train de le créer.

Citation du Jour
“Je m’intéresse à l’avenir
car c’est là que j’ai décidé de passer le restant de mes jours.”
Auteur : Woody Allen

Le test des trois passoires

Voici l’histoire du test des 3 passoires
que Socrate aimait adopter.

Socrate avait une haute opinion de la sagesse.

Quelqu’un vient un jour trouver
le grand philosophe et lui dit :
– Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?

– Un instant, répondit Socrate.
Avant que tu me racontes,
j’aimerais te faire passer un test,
celui des 3 passoires :

– Les 3 passoires ?

– Mais oui, reprit Socrate.
Avant de me raconter toutes sortes
de choses sur les autres,
il est bon de prendre le temps
de filtrer ce que l’on aimerait dire.

C’est ce que j’appelle le test des 3 passoires.
La première passoire est celle de la vérité.

As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
– Non. J’en ai simplement entendu parler…
– Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité.

Essayons de filtrer autrement en utilisant
une deuxième passoire.
La deuxième passoire est celle de la bonté.
Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami,
est-ce quelque chose de bon ?

– Ah non ! Au contraire.

– Donc, continua Socrate,
tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui
et tu n’es même pas certain si elles sont vraies.

Tu peux peut-être encore passer le test,
car il reste une passoire.

La troisième passoire est celle de l’utilité.
Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?

– Non. Pas vraiment.
Alors, conclut Socrate,
si ce que tu as à me raconter n’est
ni vrai, ni bien, ni utile
Pourquoi vouloir me le dire ?

Moralité
Vous connaissez probablement le dicton disant
“tournes 7 fois ta langue dans ta bouche avant de parler”.

Je suis partisan de “agis et rectifie après”.
C’est une règle anti-procrastination
permettant d’avancer dans ses projets beaucoup plus
rapidement et sans attendre les conditions parfaites.

Néanmoins, cet outil est à utiliser avec précaution.
Parfois, une action ne peut vous apporter que du négatif.

À l’image de cette personne voulant dire à Socrate
quelque chose qui est ni vrai, ni bien, ni utile.

Que peut-il advenir par la suite ?
Au mieux, ça tombera dans les oubliettes.
Au pire, cela se retournera contre lui.

Le test des 3 passoires permet de vérifier
si cela vaut vraiment le coup que vous ouvriez la bouche
pour ce que vous vous apprêtez à dire…

Cette histoire nous apprend qu’il est essentiel d’agir
toujours dans un but et un but qui est bon et positif.

La passoire de la vérité a moins d’importance selon moi.
On ne peut toujours tout savoir.

Si tout le monde attendait d’être persuadé
de faire bonne route dans tous les domaines
de sa vie, le monde n’avancerait pas beaucoup.

En revanche, allier l’utile
à l’agréable est un principe qui vaut de l’or.

La prochaine fois que vous vous apprêteriez
à dire quelque chose qui n’est
ni vrai, ni bien, ni utile,
pensez au test des 3 passoires
Écrit par: Dorian

Citation du Jour
“C’est une grande misère,
que de n’avoir pas assez d’esprit
pour bien parler ni assez de jugement pour se taire.
Voilà le principe de tout impertinence.”
Auteur : Jean de la Bruvère